Etude : Les Français et la propriété immobilière en 2020 #2ème édition


Étude, réalisée par Opinion Way, pour le compte d’Artémis courtage.

Vous pouvez télécharger l’étude complète en cliquant ici.

LES PRINCIPALES CONCLUSIONS DE L’ÉTUDE

Devenir propriétaire : une étape toujours plus importante dans la vie des Français.

  • Devenir propriétaire de son logement est important voire essentiel pour presque tous les Français (92%, +3 points depuis février 2019)
  • Pour 90% des interviewés, il s’agit de la première étape de la constitution d’un patrimoine mais aussi d’une garantie d’indépendance (86%), d’une sécurité en cas de problème (84%) voire d’un objectif de vie à atteindre (77%).

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La souscription d’un prêt immobilier auprès des banques en direct reste difficile pour près de la moitié des Français, malgré une situation favorable, notamment avec des taux d’intérêts très bas.

  • 74% des Français perçoivent la situation actuelle des taux comme favorable pour emprunter : +11 points par rapport à février 2019.
  • C’est pourquoi l’intention de recourir à la comparaison entre différents acteurs (banques, assurances…) se développe en faisant appel à un courtier en crédit immobilier et assurance emprunteur pour 58% des Français, soit un bond de +5 points par rapport à février 2019. Avec, comme principale raison, la recherche des meilleures offres de crédit immobilier (57%).
  • 56% des propriétaires ont comparé plusieurs banques avant de se lancer dans leur projet immobilier.

Les Français sont partagés quant à la qualité de l’action des élus de leur commune en matière d’immobilier : ils sont globalement satisfaits de ce qui est fait pour faciliter la construction mais sont plus mitigés concernant les facilités d’achat d’appartement ou de maison.

  • Seul un Français sur deux (51%) considère qu’il est facile de devenir propriétaire d’un bien immobilier dans sa commune. Toutefois, il ne s’agit pas d’un critère déterminant dans le choix du candidat pour lequel ils vont voter aux prochaines élections municipales.
  • Seuls 42% estiment que leur commune fait suffisamment d’efforts pour encourager financièrement l’accès à la propriété immobilière (aides, prêts…).
  • Les habitants de la région parisienne estiment que leur commune ne fait pas suffisamment d’efforts concernant les facilités d’achat d’une maison (62%) ou d’un appartement (52%).

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LE RAPPORT A LA PROPRIÉTÉ

Comme l’année précédente, l’accès à la propriété immobilière reste une étape importante dans la vie des Français.

 Pour 92% des Français, devenir propriétaire de son logement reste une étape importante (+3 points vs 2019). Près d’un Français sur deux évoque même qu’il s’agit d’un acte essentiel.

Il est intéressant de noter que plus de sept personnes sur dix (71%), non-propriétaires de leur logement, souhaiteraient le devenir. Le souhait de devenir propriétaire est fort : 40% déclarent qu’elles aimeraient beaucoup devenir propriétaires.

  • Les actifs sont plus nombreux à considérer l’accès à la propriété immobilière comme essentiel (51% contre 43% des retraités).
  • Les personnes non-propriétaires vivant en Ile-de-France, zone immobilière extrêmement dynamique, sont plus nombreuses à souhaiter fortement devenir propriétaires (49% contre 37% des habitants du reste de la France).

[Focus selon orientation politique] : le désir d’être propriétaire de sa résidence principale est une réalité quelle que soit la proximité partisane. 95% des sympathisants des Républicains et de La France Insoumise font part de leur désir d’être propriétaire. Suivi par 94% des sympathisants de la République en Marche, 92% des sympathisants d’Europe Ecologie-les Verts et 93% des sympathisants du Rassemblement national

[Focus générationnel] : Toutes les tranches d’âges sondées font part de leur désir d’être propriétaire, envie particulièrement marquée chez les 35-49 ans (94%).

Les personnes interrogées considèrent avant tout que le fait d’être propriétaire de son logement est une avancée personnelle.

90% estiment que cela constitue la première étape de la constitution d’un patrimoine (+2 points vs 2019), mais aussi d’une garantie d’indépendance (86%), d’une sécurité en cas de problème (84%) voire d’un objectif de vie à atteindre (77%, +2 points vs 2019). C’est aussi un investissement financier intéressant pour 87% d’entre eux (+2 points vs 2019).

  • 45% voient aussi dans le statut de propriétaire une source d’ennuis (mais qui est en baisse par rapport à 2019, -2 points). Cette baisse est particulièrement ressentie chez les 18-24 ans. Ils sont, en effet, cette année 43% à avoir ce sentiment contre 60% en 2019.

[Focus selon orientation politique] : 90% des sympathisants de La France Insoumise considèrent qu’il s’agit avant tout d’un investissement financier intéressant. En revanche pour les sympathisants d’Europe Ecologie-les Verts, du Rassemblement national et des Républicains, il s’agit de la première étape de la constitution d’un patrimoine (respectivement 91%, 93% et 96%). Les sympathisants de La République en Marche voient en priorité une garantie d’indépendance (95%).

De manière générale, les Français préfèrent investir dans un logement dont ils feront un usage propre au quotidien. L’investissement locatif est considéré comme secondaire pour la majorité des Français. Ils souhaitent d’abord acheter leur résidence principale à 78% avant de se lancer dans un investissement locatif.

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Comme l’année passée, les freins à la propriété immobilière sont liés principalement à des facteurs financiers et professionnels.

La majorité des obstacles à l’accès à la propriété auprès des non propriétaires est en baisse cette année. La situation économique reste le principal obstacle : tout d’abord les revenus (74%) en retrait de 9 points, mais aussi la situation professionnelle (65%, stable). Viennent ensuite, cités comme obstacles importants par une moitié de répondants l’âge (54%, -6 points), les connaissances sur le marché immobilier (51%, -3 points) et la situation familiale (38%, -12 points vs 2019)

Il est à noter que la mise en place du prélèvement à la source est moins perçue comme un obstacle qu’en 2019. Seuls 28% des non propriétaires le mentionnent comme un frein (-6 points vs 2019).

  • Les personnes appartenant aux catégories populaires (CSP-) non-propriétaires ont le sentiment de faire face à des obstacles plus prégnants : 76% (-12 points vs 2019) évoquent leurs revenus (contre 70% des personnes appartenant aux catégories socioprofessionnelles aisées CSP+ non-propriétaires), 63% évoquent leur situation professionnelle (contre 57% pour les CSP+ non-propriétaires).

[Focus générationnel] : Une majorité des non-propriétaires cite le revenu, la situation professionnelle et l’âge comme les principaux obstacles pour devenir propriétaire (respectivement 82%, 78% et 55% pour les 18 à 24 ans – 73%, 60% et 38% pour les 25 à 34 ans – 67%, 60% et 36% pour les 35 à 49 ans).

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LES MODALITÉS DE SOUSCRIPTION DU CRÉDIT IMMOBILIER

Malgré une situation perçue comme très favorable, les Français restent divisés sur la facilité à obtenir un crédit immobilier.

Près de trois propriétaires sur quatre sont passés par un crédit immobilier pour accéder à la propriété de leur résidence principale (73%). Toutefois, 44% des Français considèrent qu’il est difficile aujourd’hui d’obtenir un crédit auprès des banques en direct. 10% d’entre eux estiment même que cela est très difficile.

  • Certaines catégories de propriétaires ont davantage eu recours au crédit immobilier pour l’achat de leur résidence principale, notamment celles qui ont davantage de facilité à obtenir des crédits auprès des banques : les personnes âgées de moins de 50 ans et les catégories socioprofessionnelles les plus aisées CSP+ (86% contre 76% dans les catégories populaires CSP-).
  • Les taux d’intérêts des crédits immobiliers sont au plus bas depuis plus d’un an et les Français l’ont compris depuis la précédente vague du baromètre : 74% d’entre eux perçoivent la situation actuelle comme favorable pour emprunter, dont 22% la jugent même très favorable. Cela représente une augmentation de 11 points par rapport à février 2019.

[Focus générationnel] : Les plus jeunes et les personnes âgées ont une perception totalement différente concernant la facilité d’obtention d’un crédit immobilier en direct avec les banques. 71% des personnes âgées de 65 ans et plus estiment qu’il est facile d’obtenir un crédit immobilier auprès des banques contre seulement 34% des 18-24 ans et 44% des 25-34 ans.

La vision pessimiste des jeunes concernant la facilité d’obtention de crédits immobiliers semble en partie due à un manque de connaissance concernant la situation actuelle des taux d’intérêts bas ; seuls 53% des moins de 24 ans estiment que la situation actuelle est favorable pour emprunter (contre 87% des personnes âgées de 65 ans et plus).

Les Français aspirant à la propriété immobilière tendent davantage à comparer les offres des banques entre elles.

56% des propriétaires ont comparé plusieurs banques avant de se lancer dans leur projet immobilier. Cette tendance semble se développer car plus de trois aspirants propriétaires sur quatre (77%) comptent effectuer un tel comparatif (+4 points par rapport à 2019).

  • C’est une tendance stable dans le temps – les chiffres restent similaires à ceux de l’année dernière.

[Focus selon orientation politique] : Des disparités existent selon l’orientation politique. Les sympathisants des Républicains et de La République en Marche considèrent majoritairement qu’il est aujourd’hui facile d’obtenir un crédit immobilier auprès des banques en direct (respectivement 83% et 77% facile). En revanche, ce sentiment est beaucoup moins partagé par les sympathisants de La France Insoumise et du Rassemblement national qui considèrent qu’il est difficile d’obtenir un crédit immobilier auprès des banques en direct (respectivement 56% et 58%).

[Focus générationnel] : Les propriétaires âgés de moins de 50 ans, probablement plus habitués aux outils de comparaison sur Internet, ont davantage comparé les offres de plusieurs banques (71% des 18-34 ans contre 48% de leurs aînés).

Les services des courtiers en crédit immobilier et assurance emprunteur de plus en plus plébiscités par les Français.

La tendance à la comparaison pour optimiser au maximum l’argent investi dans un bien immobilier se traduit par une augmentation de l’intention de recourir à un courtier en crédit immobilier (58%, +5 points vs 2019).

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  • Il est intéressant de noter un clivage entre les habitants de la région parisienne et ceux de province. 62% des Franciliens indiquent qu’ils seraient prêts à faire appel à un courtier en crédit immobilier contre 56% des provinciaux.
  • La recherche des meilleures offres de crédit immobilier se révèle être la première raison de faire appel à un courtier (57%), devant la recherche des meilleures offres d’assurance emprunteur (38%). Une partie des Français indique également pouvoir avoir recours aux services d’un courtier pour obtenir un crédit plus facilement (26%), estimer leur capacités financières (24%) ou obtenir un crédit plus rapidement (21%).
  • Les personnes appartenant aux catégories socioprofessionnelles aisées (CSP+) sont plus nombreuses que les personnes appartenant aux catégories populaires (CSP-) à citer la recherche des meilleures offres de crédit comme raison de faire appel à un courtier en immobilier (57% contre 54%).

[Focus générationnel] : Toutes les générations se disent être intéressées par le fait de faire appel à un courtier et plus particulièrement pour les tranches d’âges 25-34 ans (59%) et 35-49 ans (68%). La recherche des meilleures offres de crédit immobilier arrive en première position des raisons, suivie par la recherche des meilleures offres d’assurance emprunteur. Il est à noter que 31% des 18-24 ans évoquent l’obtention d’un crédit immobilier plus facilement et que 31% des 25-34 ans indiquent l’estimation de leur capacité financière comme l’une des raisons principales à faire appel à un courtier.

L’ACCÈS A LA PROPRIÉTÉ DANS SA COMMUNE

 

Les Français sont partagés quant à la politique d’accès à la propriété immobilière dans leur commune.

Malgré les facilités d’emprunt actuelles, seul un Français sur deux (51%) considère qu’il est facile de devenir propriétaire d’un bien immobilier dans sa commune. De plus, ce sentiment de facilité est relatif car seuls 6% considèrent que cela est très facile contre 13% qui estiment que cela est très difficile.

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  • Sans surprise, davantage de Franciliens considèrent qu’il est difficile d’accéder à la propriété immobilière : 61%, dont 30% très difficile (contre 44% en province, dont 9% très difficile).

Concernant l’action de la commune au plan immobilier, les Français sont globalement divisés.

Les personnes interrogées sont majoritairement satisfaites des efforts de leur commune pour faciliter la construction, qu’il s’agisse de faciliter l’obtention de permis de construire (58%) ou la construction de logements neufs (58%).

  • Elles sont plutôt mitigées concernant les facilités d’achat : 48% estiment que leur commune fait suffisamment d’efforts pour l’achat d’un terrain à construire (contre 47% estimant qu’elle n’en fait pas assez), 48% suffisamment d’efforts pour l’achat d’une maison (contre 48%) et 47% suffisamment d’efforts pour l’achat d’un appartement (contre 48%). Seuls 42% estiment que leur commune fait suffisamment d’efforts pour encourager financièrement l’accès à la propriété immobilière (aides, prêts…).
  • Les habitants de la région parisienne sont sensiblement moins satisfaits de l’action de leur commune au niveau immobilier. Cela concerne notamment les facilités d’achat d’une maison (62% estiment que la commune ne fait pas suffisamment d’efforts contre 45% en province) et les encouragements financiers pour l’accès à la propriété immobilière (63% contre 53%).

53% des Français n’ont pas l’intention de prendre en compte le programme en matière d’immobilier des différents candidats aux prochaines élections municipales

22% ne le prendront pas du tout en compte alors que 46% en ont l’intention (seuls 8% le prendront tout à fait en compte).

  • Les jeunes âgés de moins de 35 ans et les personnes issues de catégories socioprofessionnelles aisées ont davantage l’intention de prendre en compte le programme immobilier des candidats : respectivement 54% et 51% (contre 43% et 46%).

[Focus selon orientation politique] : 57% des sympathisants de La République en Marche et 58% de ceux d’Europe Ecologies-les Verts disent qu’ils ne prendront pas en compte le programme des différents candidats en matière d’immobilier au moment de voter. En revanche, un sympathisant sur deux de La France Insoumise et des Républicains dit qu’il en tiendra compte dans son choix de vote.

Étude, réalisée par  l’institut OpinionWay, pour le compte d’Artémis courtage.

Méthodologie de l’étude « Les français et la propriété immobilière en 2020 »

  • L’échantillon a été constitué selon la méthode des quotas, au regard des critères de sexe, d’âge, de catégorie socioprofessionnelle, de catégorie d’agglomération et de région de résidence.
  • Les interviews ont été réalisées par questionnaire auto-administré en ligne sur système CAWI (Computer Assisted Web Interview).
  • Cible : 1 002 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.
  • Durée du terrain : du 22 au 23 janvier 2020.
  • OpinionWay a réalisé cette enquête en appliquant les procédures et règles de la norme ISO 2025.

Votre contact relation média pour Artémis courtage :

Laëtitia Baudon
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Étude : Les français et l’immobilier pendant le confinement
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